Poursuivi pour des faits présumés de coups et blessures volontaires sur sa sœur cadette, Amadou Barry a comparu ce mardi devant le Tribunal de première instance de Dixinn, où il a fermement rejeté les accusations portées contre lui.

Au cœur de cette affaire familiale, survenue le 8 avril dernier à Wanindara dans la commune de Ratoma, se trouvent des versions contradictoires des faits. Alors que la plaignante, Maïmounatou Barry, affirme avoir été violemment agressée par son frère, ce dernier soutient qu’il n’est pas à l’origine des blessures constatées.

À la barre, le prévenu a expliqué que l’incident aurait débuté après une bousculade dans les couloirs du domicile familial, entraînant la chute de ses téléphones portables. Selon lui, la dispute s’est ensuite élargie à d’autres membres de la famille, notamment sa marâtre.

Amadou Barry affirme que les blessures subies par sa sœur auraient été causées par des éclats de verre provenant d’un objet lancé au cours de la bagarre. Il nie catégoriquement lui avoir porté des coups et estime être victime d’accusations injustifiées.

Le ministère public a cependant relevé plusieurs incohérences entre les déclarations faites par le prévenu durant l’enquête préliminaire et celles formulées devant le tribunal. Le parquet considère que ces contradictions soulèvent des interrogations sur sa version des faits.

À l’issue des débats, l’avocat de la défense a sollicité la mise en liberté de son client. Une demande rejetée par la présidente du tribunal, qui a estimé nécessaire de poursuivre l’instruction de l’affaire avant toute décision sur ce point.

Le dossier a été renvoyé au 29 juin 2026, date à laquelle les débats reprendront devant la juridiction de Dixinn.

 

Par Damba Morlaye