Le tribunal de première instance de Dixinn a accordé, ce lundi, une liberté provisoire aux créateurs de contenus Aïssatou Camara et Issiaga Sanoh, poursuivis pour injures et diffamation par le biais d’un système informatique à la suite d’une plainte déposée par Djamilatou Diop.
La décision est intervenue après l’examen d’une demande formulée par les avocats de la défense au terme de la première audience consacrée à cette affaire née d’une controverse autour d’une collecte de fonds destinée à une femme vulnérable connue sous le nom de Fanta.
Au cours des débats, le ministère public ne s’est pas opposé au principe de la mise en liberté provisoire, tout en proposant le versement d’une caution de cinq millions de francs guinéens pour chacun des prévenus. Après délibération, le tribunal a finalement fixé cette caution à trois millions de francs guinéens par personne.
Lors de son audition, Aïssatou Camara a reconnu avoir tenu des propos injurieux envers la plaignante, tout en expliquant que ces déclarations étaient intervenues dans un contexte de tensions liées à des accusations de détournement de fonds. Elle affirme avoir toujours cherché à remettre les sommes collectées à la bénéficiaire ou à ses proches.
Issiaga Sanoh, quant à lui, a contesté les accusations de diffamation. Le créateur de contenus soutient que ses prises de parole publiques avaient pour seul objectif d’apporter des clarifications face aux critiques dont il faisait l’objet sur les réseaux sociaux.
Cette affaire, qui suscite un important intérêt au sein de l’opinion publique, met en lumière les enjeux liés à l’utilisation des plateformes numériques, à la gestion des collectes de fonds en ligne et aux limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.
Le dossier a été renvoyé à lundi prochain pour la poursuite des débats et l’examen des autres éléments de preuve versés à la procédure.
Par Damba Morlaye
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