Alors qu’une violente campagne de dénigrement numérique cible le Conseiller Spécial Ousmane Doumbouya dans l’affaire des Poclains à Siguiri, un témoin oculaire de premier plan sort du silence. Face aux accusations sans preuves distillées depuis l’étranger par des «vidéomans» déconnectés des réalités du terrain, il rétablit la vérité des faits. Un témoignage sans concession d'un acteur direct des négociations, qui démonte les rouages d'une manipulation orchestrée et innocente un homme injustement cloué au pilori.

Le silence face à l’injustice n’est pas de la retenue ; il devient, avec le temps, une forme de complicité passive. Face à la dérive mémorielle et informationnelle qui secoue actuellement l’affaire des Poclains à Siguiri, se taire n’est plus une option. En tant que témoin oculaire direct, acteur engagé au cœur des négociations de l'ombre, je me dois de restituer la vérité historique face au tribunal virtuel des réseaux sociaux.

Depuis des semaines, une campagne de lynchage médiatique d’une violence inouïe est orchestrée depuis l’étranger par certains « vidéomans ». Leur cible ? Le Conseiller Spécial Ousmane Doumbouya. Avec une légèreté blâmable et une absence totale de preuves tangibles, ces tribunaux numériques tentent de lui faire porter la responsabilité exclusive des tensions à Siguiri. Cette entreprise de démolition réclame une mise au point factuelle, portée par celui qui a vu, entendu et agi sur le terrain.

Le défi des faits face à la fiction virtuelle. À ceux qui, confortablement installés à des milliers de kilomètres des réalités guinéennes, prétendent réécrire l'histoire de Siguiri, je lance un défi public. Qui, parmi ces procureurs du web, peut se targuer de connaître ce dossier mieux que les acteurs du terrain ? Qui s'est tenu au cœur de la tempête lorsque la tension menaçait de tout emporter ?

La vérité du terrain est radicalement inverse au narratif propagé sur la toile. J'ai personnellement fait partie de ceux qui ont œuvré pour réunir les forces vives, dialoguer avec la jeunesse et échanger de manière continue avec les différents contestataires, notamment le groupe dirigé par Ali Thiam. À cette place précise de témoin privilégié, une certitude s'impose : l'implication d’Ousmane Doumbouya n'a jamais été celle d'un diviseur, mais d'un artisan de l'écoute.

Vouloir travestir ce rôle pour en faire l’instigateur des crises de Siguiri relève d'une grossière manipulation politique. L'exercice journalistique et citoyen exige de s'appuyer sur des éléments matériels. Or, dans les diatribes quotidiennes de ces créateurs de contenus, le vide factuel est abyssal. On n'accuse pas un commis de l'État sur la base de rumeurs ou d'algorithmes de réseaux sociaux.

 Le vent de la manipulation et le prix de la vérité. Ma première prise de parole en faveur du Conseiller Spécial a agi comme un révélateur. Elle m'a permis d'observer avec clarté la direction dans laquelle le vent souffle et d'identifier les courants qui alimentent cette machination. Si je choisis de ne pas citer de noms à ce stade, les esprits avisés et les fins connaisseurs du dossier sauront parfaitement décrypter les lignes de cette tribune.

Il est profondément douloureux de voir des innocents jetés en pâture à la vindicte populaire pendant que les véritables instigateurs capitalisent sur le chaos. salir la réputation d'un homme pour des actes qu'il n'a pas commis est une imposture que la conscience humaine ne peut tolérer.

Cette tribune est le cri du cœur d'un homme de terrain qui refuse de laisser le mensonge s'ériger en vérité officielle. Siguiri n’a pas besoin de fictions numériques pour panser ses plaies, elle a besoin de justice et de vérité. Et cette vérité commande de blanchir définitivement le nom du conseiller spécial Ousmane Doumbouya des accusations infondées qui le visent.

 

 Billy Keita, le fils digne de Siguiri et témoin oculaire des faits.